BERARD
[James Bérard-Bryant - pseudonimo anche di "Hembe" e "Michel Bérard"]
Rupture avec Lutte Ouvrière et le Trotskysme - Supplément à «Revolution Internationale»
Luogo: s.l.
Editore: C.C.I. Courant Communiste International
Stampatore: senza indicazione dello stampatore
Anno: 1976 (maggio)
Legatura: brossura a due punti metallici
Dimensioni: 29,7x21 cm.
Pagine: pp. III - 69
Descrizione: copertina con titoli in nero su fondo verde chiaro. Terza edizione.
Bibliografia: N. D.
Prezzo: € 80ORDINA / ORDER
Opera pubblicata per la prima volta nel marzo 1973.

"Puisque ce texte polémique [«La révolution sera communiste ou ne sera pas», 1974] s’adressait aux militants de «Révolution Internationale» (devenue «CCI Courant Communiste International»), il convient d’évoquer les raisons pour lesquelles nousI avons rejoint ce groupe en 1973 et l’avons quitté en 1974. Après notre rupture avec Lutte Ouvrière («Rupture avec Lutte Ouvrière et le trotskysme», mars 1973. Tiré à 5000 exemplaires, cette brochure connut un franc succès, surtout dans les milieux libertaires) nous avons rencontré Marc Cherik et Raoul Doquin de Saint-Preux (alias Victor). RI [Révolution Internationale] nous a paru le groupe le plus proche de nos idées. Très vite, nous nous sommes sentis à l’aise. Les réunions avaient lieu chez Marc et sa femme Clara, suivis d’un dîner juif – notamment des boulettes de viande hachée, d’oignons et d’herbes – et se poursuivaient tard dans la nuit à la vodka. Les femmes étaient jolies et l’amour libre était de mise; c’est ainsi que je me suis retrouvé à un moment avec deux copines (en plus de ma femme Milka). Certains militants fumaient du haschich. Mais nous n’avons pas tardé à réaliser qu’ils avaient une connaissance livresque de la classe ouvrière. Nous, les ex-L.O. [Lutte Ouvrière], nous étions frottés à la vie quotidienne des ouvriers, avions participé à des combats. Leurs espoirs, leur désespoir, leurs contradictions, leur façon d’être avaient déteint sur nous. Or, on était en 1974. La vague de luttes de 1966-1973, dont le point culminant fut 1968, avait commencé à refluer. Les incantations sur la «montée des luttes» sonnaient faux. Nous pressentions que tout un cycle s’achevait. [...] Après avoir quitté RI [Révolution Internationale], nous avons formé «Une Tendance communiste». Ce nom impliquait que nous n’étions ni un centre, ni une direction – seulement une composante du mouvement. Nous nous sommes auto-dissous en 1976 après avoir constaté que le nouveau cycle du capital et des luttes exigeait de repartir sur des bases nouvelles" (James Bérard-Bryant, dalla prefazione alla ristampa di «La révolution sera communiste ou ne sera pas», TEMPS CRITIQUES, #0, 27 dicembre 2022).